Conakry : le procès de Riam’s Lolo et deux autres jeunes femmes s’ouvre au tribunal de Dixinn

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Le procès de Fatoumata Yarie Camara, alias Riam’s Lolo, ainsi que de Kadiatou Yattara et Aminata Diaby, s’est ouvert en fin de semaine dernière devant le tribunal de première instance de Dixinn.
Les trois jeunes femmes sont poursuivies pour incitation à la débauche, outrage public à la pudeur, vente de produits prohibés (aphrodisiaques) et proxénétisme, conformément aux articles 355, 275 et 346 du code pénal guinéen.

Placées en détention préventive à la maison centrale de Conakry depuis le 22 août 2025, elles ont comparu pour une première audience au cours de laquelle Riam’s Lolo et Kadiatou Yattara ont livré leurs versions des faits.

« Je reconnais les faits », déclare Riam’s Lolo

Première à la barre, Riam’s Lolo a expliqué les circonstances de son interpellation.
Selon son récit, elle aurait été arrêtée à Kipé par des agents qui l’ont conduite à l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM). Son téléphone aurait été saisi et fouillé, permettant aux enquêteurs de découvrir un groupe WhatsApp lié au proxénétisme.

Interrogée par le juge Alpha Saïdou Sylla, la prévenue a d’abord nié avoir connaissance du groupe, avant de reconnaître qu’elle en était en réalité l’administratrice. Elle a admis que l’accès au groupe était facturé 50 000 GNF.

Face aux questions du procureur Biwon Millimono sur sa réputation en ligne, Riam’s Lolo a assuré qu’elle utilisait les réseaux sociaux uniquement pour « s’amuser », en publiant des danses et des photos, niant toute intention d’inciter les hommes.
La défense de Kadiatou Yattara

La deuxième prévenue, Kadiatou Yattara, a rejeté les accusations. Elle a déclaré avoir été arrêtée alors qu’elle devait livrer des produits aphrodisiaques à un client présumé, sur recommandation d’une amie.

Selon son témoignage, c’est à l’aéroport de Conakry qu’elle aurait été piégée par les agents.
Interrogée sur son rôle dans le groupe WhatsApp, elle a affirmé n’y être inscrite que pour « regarder les vidéos » publiées, niant toute implication dans des activités de proxénétisme.

Une troisième prévenue attendue
La comparution d’Aminata Diaby, troisième accusée dans ce dossier, a été renvoyée au 11 septembre 2025.
En attendant, les trois jeunes femmes ont été reconduites à la maison centrale, où elles restent en détention préventive.

La Rédaction Politique

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