Mémoire : Il y a 17 ans, Miriam Makeba, surnommée Mama Africa, rendait l’âme sur scène en Italie.
IN MEMORIAM : Aux bons souvenirs de Mama Africa !
Le 9 novembre 2008,l’incroyable nouvelle tombait sur les téléscripteurs des rédactions du monde. Miriam Makeba Mama Africa a rendu l’âme sur scène en Italie, victime d’un malaise, après avoir chanté son tube mondial « Pata Pata » . À plus de 75 ans, militante engagée, elle s’était rendue à Caserte près de Naples pour participer à un concert de soutien à l’écrivain italien Roberto Saviano, menacé par la mafia suite à la publication de son livre, « Gomorre ».
Miriam Makeba a commencé sa carrière musicale en tant que chanteuse pour le groupe de son cousin, les frères cubains, mais ce n’est que lorsqu’elle a commencé à chanter pour les frères Manhattan en 1954 ,qu’elle a commencé à se faire connaître.
Militante engagée dans la lutte contre l’odieux système d’apartheid dans son pays, les autorités de l’époque lui menèrent la vie dure. C’est ainsi qu’en 1960,lorsqu’elle tenta de retourner en Afrique du Sud pour les funérailles de sa mère, elle découvrit que son passeport avait été révoqué. Et trois ans plus tard, lorsqu’elle témoigna à propos de l’apartheid aux Nations Unies, sa nationalité sud-africaine lui a été retirée. Ce qui l’oblige à vivre aux États-unis.
En 1967,elle est la première femme noire à avoir un Top Ten mondialement connu avec Pata Pata.
Pour avoir épousé en 1968 ,Stokley Carmichael, militant des droits civils afro-américains et militant pour les Black Panthers, Miriam Makeba est sommée par le gouvernement américain de quitter le pays. Elle trouve ainsi un asile en Guinée. Ce qui lui permet de poursuivre sa carrière musicale et son combat contre l’apartheid.
Il aura fallu la libération de Nelson Mandela, qui l’encouragera à retourner en Afrique du Sud après 31 ans d’exil.
L’évocation du souvenir de Mama Africa me donne l’opportunité pour plaider en faveur de la restauration de sa villa de Dalaba. Cette résidence réhabilitée deviendra un centre d’intérêt pour les touristes, et les sud africains curieux de visiter la résidence d’une militante engagée pour l’élimination de l’apartheid.
En termes de retombées, Dalaba deviendrait une destination convoitée, avec ce que cela représenterait pour la création d’emplois pour la localité.
Paix à l’âme de Mama Africa !!!
Témoignage: Doyen Thierno Souleymane Diakité