Guinée : le SLECG conditionne l’ouverture des classes à la satisfaction de ses revendications

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Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a tenu, le mercredi 27 août 2025, une Assemblée Générale au siège national de l’organisation, à Conakry. La rencontre, présidée par le camarade Elhadj Aboubacar Soumah, président du SLECG, et la camarade Kadiatou Bah, secrétaire générale, a réuni plusieurs responsables syndicaux et membres du Bureau Exécutif National de l’USTG, venus marquer leur solidarité.

Au cœur des échanges figuraient des points cruciaux pour la rentrée scolaire 2025-2026, notamment :
la fixation de la date d’ouverture des classes sans concertation avec les partenaires sociaux ;
le statut particulier des enseignants, élaboré sans dialogue préalable avec les syndicats ;
le blocage prolongé des salaires de plus de 3 300 enseignants, dont certains depuis 14 mois ;
l’engagement des enseignants contractuels communaux non retenus et de ceux de la zone spéciale de Conakry.

Les participants ont exprimé leur opposition à une ouverture précipitée des classes, prévue au 15 septembre par le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation. Ils invoquent notamment les difficultés économiques persistantes, le blocage des salaires, ainsi que les drames récents causés par les fortes pluies et glissements de terrain qui ont endeuillé plusieurs familles d’élèves.
À l’issue des débats, l’Assemblée a adopté plusieurs résolutions :
la signature du statut particulier des enseignants avant toute ouverture des classes ;
le déblocage intégral et immédiat des salaires et primes supprimés ;
l’engagement des enseignants contractuels communaux non retenus et de ceux de la zone spéciale de Conakry avant la rentrée.

Le Bureau Exécutif National du SLECG a été mandaté pour adresser un mémo officiel aux autorités compétentes afin d’exiger un dialogue sincère et la prise en compte des revendications exprimées.
Par ailleurs, les secrétaires généraux communaux et préfectoraux ont unanimement rejeté la date du 15 septembre pour la rentrée scolaire, estimant qu’elle ne tient pas compte de la période hivernale ni des engagements non respectés vis-à-vis des enseignants. La commune de Matoto a, de son côté, sollicité une rencontre urgente avec le ministre de l’Enseignement pré-universitaire.
En conclusion, le SLECG a réaffirmé son unité et son engagement pour une éducation de qualité, le respect des droits syndicaux et de meilleures conditions de vie pour les enseignants. Le syndicat appelle les autorités à répondre rapidement à ses revendications, afin d’éviter toute perturbation de l’année scolaire.

La Rédaction Politique

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